Americana (The Offspring)

« Well i’d like to tell you all about my dream, it’s a place » – Americana (le morceau)
Bienvenue en Amérique! Offspring nous y accueille, dans leur version en tout cas.
Leur version semble être lucide cela dit…une bonne vieille critique de la terre si parfaite que tout le monde tend à singer. Des branleurs (Why don’t you get a job), des tragédies (The kids arent’t alright), de l’ironie (Americana), des frodeurs (Walla Walla) etc…on trouve de tout et on s’amuse en tout cas.

Ça commence avec « Welcome » où John Mayer (j’espère ne pas trop dire de connerie) nous lance simplement dans l’album en nous demandant de choisir une piste.

La seconde piste et premier vrai morceau, « Have you ever » balance directement du lourd, une bonne série de coup de grattes, basses et batterie pour envoyer le refrain (au rythme punk) puis enchaîner sur les couplets au bon vieux riff Rock. Le morceau est en deux parties, les deux sont assurément pêchues, il sont séparés par un break de batterie « ambiance », d’une montée de distorsion, de la reprise de l’intro puis introduit la deuxième partie avec son thème joué à la basse. Un bon morceau.

 

« Straring at the sun », et bien oui comme la majeure partie de l’album c’est un morceau punk-rock. Sa première partie est plus cool question rythme (surtout à la batterie qui joue un peu funky) mais la suite est punk. Étant également très pêchu, il enchaîne très bien avec le morceau précédent, un régal.

 

« Pretty Fly (For a White Guy) », très connu à vrai dire (comme d’autres de ses potes sur l’album), au style, je trouve, Ska-punk, un bon riff de gratte pour le refrain. Je le trouve assez fun, plus « posé » que les deux précédents mais sans non plus jouer dans la ballade ;)

 

Aaaah, mon préféré, aussi connu et décrié comme l’un des plus commerciaux (bon pourquoi pas…) « The Kids Arn’t Alright » !

Une intro Rock, les deux riffs grattes qui s’enchaînent font rêver, un thème plutôt sérieux, des couplets et refrains qui laissent places à du public, parfait pour du live selon moi. La basse suit tout le temps la guitare rythmique, la batterie fait le job en pointant le bout de son nez avant les transistions, un solo très classique, très rock et diablement efficace ! Bref un hymne au punk rock je trouve, à chacun ses goûts après…

 

Et voilà qu’un des morceaux des plus rythmé arrive, et c’est une reprise parodique du morceau du même nom rendu célèbre par Morris Albert (merci wiki). Seulement le « Feelings » version Offspring est quelque peu plus punk que l’ancienne version.

Quoi dire ? Et bien, oui un riff de gratte rapide qui se décline en demi-tons (à la NoFx), un solo hard rock ou power punk suivant l’angle qui fait le boulot. Bref, un morceau très cohérent, rien de transcendant mais qui ne manque de rien pour son rôle.

 

« She’s Got Issues », si elle en a, nous pas trop, si on aime le rock pur et dur on se fera plaisir à écouter de la chouette disto, de la voix poussée aux refrains, une basse qui dit bonjour pendant les couplets, une once de guitare lead, quelques coeurs bien placés, bah oui du rock ! Ni plus ni moins.

 

« One and two and tree and four and one and two and tree and four and one and two… » voilà comment commence « Walla Walla », bon après ça part sur du punk à l’ambiance Ska (mais sans le son) pas de soucis, marrant comme petite intro, et globalement le morceau est sur un ton sympatoche, il s’écoute comme celle qu’on vient d’entendre, oui ça ne réinvente pas le genre mais moi j’aime quand même.

 

C’est là qu’on voit que l’album est cohérent dans son style, « The end of the line » est sur le même ton punk rock, il prend cela dit plus l’esprit punk que les deux précédentes. Le break du milieu s’amuse avec la stéréo, il en fallait pas forcément plus mais c’est sympa en attendant la reprise « finale » qui enchaîne coeurs et refrains. On ne s’ennuie pas, on parcours l’album sans encore trouver de failles, oui il est bienvenue et une fois fini, on attends le prochain avec sérénité.

 

Si toutes les opératrices dirigeaient ce que « No Brakes » envoie après son intro, je téléphonerais plus souvent ^^

Une batterie punk du début à la fin, une jolie cadence, le riff de gratte après les refrain est lui aussi résolument punk, du Offspring quoi ! Comme on l’aimait ! Le chant est bien, rien à dire, parfaitement dans l’idée de l’instrumentale. Là pareil à la hauteur de l’album, une bonne piste mais qu’on ne retiendra pas quand on parlera du groupe.

 

2 minutes 06 secondes après notre opératrice téléphonique, « Why Don’t You Get A Job! », ce n’est pas une blague, il y a bien une guitare sèche qui a de l’importance tout au long du morceau oui oui, et oui c’est excellent !
Ce morceau est aussi critique que coloré, du ska-punk plus tiré sur le ska cette fois ci, bon le chant…bah c’est Dexter Holland quoi, pas Barry White et ça rend bien c’est le moins que l’on puisse dire.
On appréciera la basse se balader tout le morceau, saluer les cuivres à leurs venues ou encore les steel drums (joués en live par Chris « X-13″ Higgins).
On reconnaîtra des airs de « Ob-La-Di, Ob-La-Da » des Beatles (Hmm Miam), voulus ou pas, ça donne une couleur supplémentaire à l’album, le groupe ne se loupe pas là dessus, ils ont, selon moi, (clairement) bien fait d’y mettre cette compo.

 

« Americana » pour moi le clone de « Bad Habbit » pour les amateurs de Smash, une intro intimiste, des couplets punk (riff punk entre deux chants) des coeurs aux refrains, mais je rassure c’est un compliment. Le thème du morceau (éponyme de l’album) évoque l’angle d’attaque qu’ils ont du avoir pour toutes les pistes. Bon morceau, qui bouge, et qui mérite du live !

 

« Pay the man », 10mn19. Oui mais non, il est en plusieurs parties, je dirais 4…

-Première : Déroutante, calme, jazzy/rock, instrumentale un bon moment, la gamme assez orientale, de l’écho, la guitare lead fait vaguement penser à « Come out and play » (Smash encore une fois), où est Dexter H ?? Oui le chant n’est pas le même mais on aime quand même.

-Deuxième : Les distos sont rappelées au premier plan, le chant traditionnel aussi, c’est du rock à vrai dire et j’ai bien envie de dire: This is life !

-Troisième : Et bien du vide…non pas comme un morceau qui passe sur fun radio, du vrai vide, 1mn7 exactement, pour annoncer le genre de morceau caché.

-Quatrième : Je laisse Wiki parler « la reprise du thème de Pretty Fly (For A White Guy) en version mariachi ». En d’autres termes, Hey hombre ! bailas?

Mais pour résumer cette dernière piste, restons sur les 2 premières parties, moi, je dois dire que j’aime, j’aime entendre Offspring comme ça, c’est très musical, ça emporte, on se laisse facilement dériver vers la fin du morceau et il est totalement maîtrisé du début à la fin.

 

Voilà ! Première critique, bon facile tant l’album est sujet aux louanges, certains lui reprochent le virement plus « commercial » que pour « Ixnay on the Hombre » mais merde ! Un bon album ça se salue, évidemment c’est un mauvais album de Zouk, mais ça prouve que c’est de la musique, porté sur la critique de la société j’ai envie de dire pourquoi pas, c’est léger oui mais où est le faux ?

Un bon album encore une fois, cohérent dans sa composition, ses styles, ses thèmes, qui finit sur une « surprise » en passant par quelques hymnes (bon chacun son avis là dessus). Enfin il a quand même sacrément bien marché et nombre de personne n’aimant pas le groupe peuvent avouer aimer Americana (toute une époque alala…).

Et bien 43-44 minutes de joie, de punk/rock, de distorsion, voilà que je retiens facilement de cet album !